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Rechercher" je viens d'apprendre que vous avez publié un de mes poèmes...dans le cadre de votre anthologie de poésie con
Par DORIO, le 29.12.2012
un peu malhonnête de ma part puisque je tiens depuis quelque temps decourt pour un poète embarqué, un poète sû
Par musso, le 26.12.2012
nous sommes très nombreux, je vous l'assure ma chère juliette cavalier, à suivre ce remarquable auteur digne d
Par Gérard de Meuse de, le 26.12.2012
excellent,ça nous change des poètes prétentieux à la mode
Par decize leon, le 26.12.2012
merci à vous de partager ce très beau poème de cet auteur que je suis depuis la parution de son recueil "la te
Par Juliette CAVALIER, le 26.12.2012
· L'INSTITUTRICE
· POÈTE POTIER
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· L'ÉPHÉMÈRE PASSAGE DE TANT D'ÉTERNITÉS
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Date de création : 18.07.2011
Dernière mise à jour :
20.05.2013
303articles
Je m'assois mer en fuite au bord d'horizon
nous sommes seuls moi bien plus et ma solitude
idéale
la mer n'offre que des dialogues
Séverine Castelant
SÉVERINE CASTELANT
revue du net "Paysages écrits n°13
https://sites.google.com/site/revuepaysagesecrits/
poème 301
Je fus l'oiseau : je vivais des miettes que me jetaient
les quatre vents.
Je fus l'homme : je subsistais grâce à des transfusions
de temps.
Je fus chien : je rongeais ma chaîne avec ma chair.
Je fus argile : je rêvais de sentir sur moi les doigts
divins.
Je fus girafe : je grignotais les feuilles de l'arbre de Vie.
Je fus taupe : je passais au crible de mon corps toute
la tendre Terre grise.
Je fus chat : je jouais à la souris avec la mort.
Je fus feu : j'écrivais des lettres brûlantes aux forêts.
Je fus dieu : j'inventais l'enfer afin d'y établir
ma résidence secondaire.
À présent, je suis moi - me dit-on - mais qui suis-je ?
Marc Alyn
MARC ALYN
"Le scribe errant" 1993
Editions le Castor Astral
poème 300
...// alors l'attention des ombres
sentinelles de l'immobile
silence
le silence écoute
mais rien ne la faisait revenir.
alors l'attention des ombres
sentinelles de l'immobile
fuite
des lettres
dans le blanc du bois dormant
alors l'attention des ombres
autour d'un e muet //...
Solirenne
SOLIRENNE
"Sentinelles de l'immobile"
Atelier Rougier V.
"Ficelle" n°94 2010
poème 299
Ce n'était peut-être pas une nuit
Mais seulement
Ma voix d'encre
Qui flottait comme une neige
Et que je voyais peu à peu
Tomber en flocons sur la page
Tracer une phrase rapide
Sécher
Puis blanchir vers le jour
Jusqu'à n'être plus qu'un de ces corps étrangers
Que la ville engloutit chaque jour
Indifférents à tout
Ignorant leur voix d'encre qui file au caniveau
Et jusqu'à l'existence
Éphémère, accidentelle
De ce qui un jour
Autrefois
Par quel hasard nuageux
Avait fini par dire moi
Ce n'était peut-être pas ma voix
Mais seulement une nuit d'encre
Qui neigeait sur elle-même.
Samuel Dudouit
SAMUEL DUDOUIT
Poésie/première
n° 55 mars 2013
poème 298
Là
Il faudrait pouvoir dire
La nuance des verts à l'infini
La mer s'unissant au ciel
En un grand calme de pluies
Et rester vivre là où
Des voix du monde se mêlent
Aux cris d'oiseaux des mers
Là où comme le sable
On se ridera de vent et de sel
Là où le soir tombe
Simple et solennel
Révélé comme un secret
Renata Ada Ruata
RENATA ADA RUATA
Anthologie "pas d'ici, pas d'ailleurs"
Voix d'encre 2012
poème 297
Et si finalement nous n'étions que des fous,
des gosses un peu méchants, pas tout à fait des loups.
Toujours il nous faudrait des causes désespérées,
pour le sang justifier sur nos âmes souillées.
Et si finalement, oubliant toute éthique,
écoutant ces ordures d'hommes politiques,
nous avions oublié la vraie fraternité,
préférant nous cloîtrer devant nos télés.
Et si finalement nous n'étions qu'une erreur,
haïssant, détruisant, effaçant les couleurs,
de ce monde trahi par notre incompétence,
que nous avons sali et rempli, de violence.
Et si finalement nos dieux étaient des leurres,
créés à bon escient pour dispenser la peur.
Chrétiens ou musulmans nous sommes aveuglés,
sacrifiant nos enfants pour des stupidités...
Et si finalement, un jour, au grand charnier,
un tas d'ossements était là pour témoigner,
que nous étions simplement des animaux,
ni noirs ni blancs...juste des prédateurs un peu idiots...
Jean-Claude Di Ruocco
JEAN-CLAUDE DI RUOCCO
"Frontières" Editions Transbordeurs 2004
poème 296
la nuit
je renverse
côté rêve
à l'intérieur
sous l'écorce
ventre plein
j'ouvre
j'observe
sous moi
l'être
moins étranger
au temps
je me déballe
zeste et peau
et replace
corps et robe
et une parcelle
de nous
la nuit
Marie-Josée Charest
MARIE-JOSÉE CHAREST
Anthologie "pas d'ici, pas d'ailleurs"
Editions Voix d'encre 2012
poème 295
Attentif à l'éveil des ruines
salué par les passereaux
ce printemps de châteaux cathares
Le ciel insensiblement change
et s'invite un âpre cantique
puisé au battement des songes
La fraîcheur d'un ruisseau ricoche
sur le vert des ceps assoupis
Mais où est le sceau qui marqua
l'échine sensible du site
Des siècles convient les murs
au retour de l'enchantement
Après celles des trépassés
révélations laborieuses
des abeilles à un églantier
Jean-Vincent Verdonnet
JEAN-VINCENT VERDONNET
"Six poèmes inédits" 2013
Revue "Voix d'encre" 48
poème 294
J'ai vu l'eau ricocher
Chanter un air d'Annam
Sur les tuiles de la pagode.
Grelots en liberté,
Perles de lotus,
Percussions extravagantes
Plongeant dans le bassin
Effleurant l'onde
Comme des ongles parfumés
D'une joueuse de Dan tranh.
Les bananiers s'agitaient
Haraguant l'orage
Luisants, radieux, ivres.
Puis l'air s'est adouci
Sous les grondements du ciel
Et les bulles-billes d'eau du bassin,
Translucides
Frémirent comme les bambous du Dan t'rung.
Et plus la turbulence rugissait
Crevait l'abcès
Plus ma peau frissonnait, respirait,
S'embaumait du souffle du Vietnam.
Emmanuèle Lagrange
EMMANUÈLE LAGRANGE
"Carnet du Vietnam"
Voix d'encre n°48 (2013)
poème 293
Les galets sont nos mues célestes, nos oiseaux liges. Nous les prenons comme des brins morcelés d'une autre vie. Ces voix sont nos reliques. Nos corps intermédiaires. Peut-être un cœur, ce galet qui palpite. Peut-être main tendue, l'appel d'une caresse. Comment réaliser ces galaxies de mots, de langues, mesurer la distance ? ...Les galets sont nos pères, nos frères. Notre passé, notre avenir, l'alpha et l'oméga de la parole. Quand le silence reviendra, moi mes cailloux, toi tes noces, entre perles d'ivoire et vents des îles, nous reprendrons nos danses dans les vagues.
Pierre Colin
PIERRE COLIN
"Les soleils de l'Apocalypse"
Encres Vives n° 416 mars 2013
poème 292